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PETITION POUR DES VILLAGEOIS QUE L'ON EMPECHE DE DANSER
Insomniaque - EAN : 9782915694253
Édition papier
EAN : 9782915694253
Paru le : 5 juin 2007
8,00 €
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- EAN13 : 9782915694253
- Editeur : Insomniaque
- Date Parution : 5 juin 2007
- Disponibilite : Disponible
- Barème de remise : NS
- Nombre de pages : 96
- Format : 0.90 x 13.00 x 21.10 cm
- Poids : 134gr
- Interdit de retour : Retour interdit
- Résumé : 1822 : la contre-révolution triomphe en France. Dans un village de Touraine, un curé veut commander à tout et prétend qu’on n’y doit plus danser. Sachant que la liberté de penser commence avec celle de danser, Paul-Louis Courier réplique avec légèreté par un mordicant plaidoyer pour la gigue et le rigodon, choses qui ne s’accommodent jamais bien de l’ombre écrasante de Dieu. Artilleur de métier, Paul-Louis Courier n’aimait pas Bonaparte ni la guerre, qu’il fit plus de quinze ans avec beaucoup de nonchalance et sans jamais y obtenir de l’avancement, dans une époque où elle ouvrait tant de prodigieuses carrières aux ambitieux : il lui préférait l’étude des textes anciens, qui l’incita maintes fois à déserter ses devoirs militaires. Propriétaire terrien de naissance et fils d’un riche bourgeois, il se disait vigneron, car c’était là le seul titre qui flattât vraiment son orgueil. Cet exégète des auteurs païens était trop instruit pour approuver des bondieuseries ou se soumettre à un dogme, mais il n’en professait pas pour autant un anticléricalisme radical qui avait balayé l’exorbitant pouvoir des prêtres à la faveur de la Révolution et que les exactions des jésuites, à la Restauration, continuaient de nourrir dans le peuple. Aussi louait-il les curés de campagne qui laissaient leurs ouailles danser le dimanche. Son goût de la vérité et des plaisirs simples lui valut, parmi les notables et les bien-pensants, bien des ennemis. Lesquels le chicanèrent, le harcelèrent, l’emprisonnèrent et enfin l’assassinèrent : ils ne pouvaient lui pardonner d’exprimer publiquement, en les affligeant de tous les ridicules, son obstiné penchant pour la liberté. Le mordant de ses remontrances fit, autant que la perfection stylistique de ses pamphlets, la gloire de sa prose délicieusement classique. L’indépendance et la droiture de ce vigneron pamphlétaire, assez irascible, avaient en effet de quoi inquiéter les puissants. Ces derniers y trouvaient quelques motifs de le juger dangereux pour un ordre moral qui s’efforçait alors de contenir l’indocilité des pauvres, comme de maintenir dans la timidité les cervelles curieuses et les cœurs ardents. C’est la dimension « littéraire » de ces écrits séditieux – la justesse de ton, l’ironie subtile, la prosodie ciselée – qui fonde leur universalité et a assuré leur postérité ; cependant c’est bien l’esprit de ces coups de colère soigneusement composés qui leur conserve une pertinence – un esprit de liberté et de raison qui est loin d’avoir triomphé dans la civilisation depuis l’élimination de Courier.