Le bruit des armes - mises en formes et désinformations en Europe pendant les guerres de religion,1560-1610

Champion - EAN : 9782745324344
FOA JEREMIE
Édition papier

EAN : 9782745324344

Paru le : 18 juin 2012

95,00 € 90,05 €
Disponible
Pour connaître votre prix et commander, identifiez-vous
Notre engagement qualité
  • Benefits Livraison gratuite
    en France sans minimum
    de commande
  • Benefits Manquants maintenus
    en commande
    automatiquement
  • Benefits Un interlocuteur
    unique pour toutes
    vos commandes
  • Benefits Toutes les licences
    numériques du marché
    au tarif éditeur
  • Benefits Assistance téléphonique
    personalisée sur le
    numérique
  • Benefits Service client
    Du Lundi au vendredi
    de 9h à 18h
  • EAN13 : 9782745324344
  • Réf. éditeur : 07532434
  • Collection : CESR 22
  • Editeur : Champion
  • Date Parution : 18 juin 2012
  • Disponibilite : Disponible
  • Barème de remise : NS
  • Nombre de pages : 432
  • Format : H:25 mm L:235 mm E:155 mm
  • Poids : 600gr
  • Résumé : Henri Hauser disait du massacre de la Saint-Barthélemy qu’il avait fait couler « à peine moins d’encre que de sang ». Dans la même veine, ce recueil détourne temporairement les yeux du sang pour les fixer sur l’encre, celle des guerres de Religion, délaissant l’évènement pour s’arrêter sur ses modes d’appropriation, de diffusion et de transformation par les « médias ». Car dans l’urgence de raconter l’histoire, on a peut-être laissé de côté l’essentiel : l’extraordinaire des guerres de Religion, ce n’est pas tant ce dont on a parlé que le fait qu’on en ait tant parlé. Tout ne complote-t-il pas, sous l’Ancien Régime, plus encore en temps de guerre civile, à étouffer l’évènement ? L’absence d’espace public structuré, les distances infinies, l’illettrisme, la censure, les rites ou encore la rapide polarisation des camps qui prive les adversaires d’un public capable de changer d’avis, contribuent à brouiller la transmission du récit. Comment expliquer alors l’infatigable soin porté à mettre en mots, en images, en scène ou en chansons les évènements dont les contemporains furent témoins ? Quelles formes ont été imaginées, au quatre coins de l’Europe (de l’Angleterre à l’Italie, de l’Espagne à la Baltique), pour dire l’horreur vécue ou rapportée et au prix de quelles transformations ? A-t-on pris la plume au temps des troubles « comme on a pris la Bastille en 1789 », pour diffuser au loin l’odeur du sang et le bruit des armes ? Et a-t-on écrit de la même manière et avec la même intensité dans la Rome pontificale, dans la Genève calviniste, dans la Saxe luthérienne ou dans l’Espagne catholique ?
Haut de page
Copyright 2025 Cufay. Tous droits réservés.